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 La très mauvaise blague du 1er avril 2008

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livia
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MessageSujet: Re: La très mauvaise blague du 1er avril 2008   Mer 20 Fév - 23:35

Non, non tu avais bien lu, on n'avait parlé ni de "mécène" ni de "sponsor", en ces termes, mais d'argent public ou privé.....;

L'argent public, c'est les subventions de l'Etat qui est censé ne pas intervenir dans la création (même si on sait bien que les politiques soutiennent plutôt des artistes de leur bord bien que ce ne soit heureusement pas toujours le cas)

L'argent privé, ben c'est quasi toujours des sponsors...... (cf: les équipes de foot par ex)
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cybele
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MessageSujet: Re: La très mauvaise blague du 1er avril 2008   Jeu 21 Fév - 4:22

Dans le milieu sportif, oui il s'agit de sponsor car le support et la manifestation s'y prêtent. Pour ce qui est du spectacle, personne n'a dit que c'était ce dont il s'agissait. Donc, non Gelsomina, tu n'as pas lu en diagonale et ton exemple soutiens ma "théorie" comme quoi, avec un peu d'ouverture d'esprit, on peu allier argent privé et création (ça se passse comment chez nos voisins, ils font tous que de la daube ?)
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livia
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MessageSujet: Re: La très mauvaise blague du 1er avril 2008   Jeu 21 Fév - 5:03

Citation :
Dans le milieu sportif, oui il s'agit de sponsor car le support et la manifestation s'y prêtent. Pour ce qui est du spectacle, personne n'a dit que c'était ce dont il s'agissait.

Mais C'EST CE DONT IL S'AGIT, Cybèle !!!! ..... Un exemple parmi tant d'autres mais hyper médiatisé sur Paris en ce moment: Le Roi Lion.....
Va donc voir sur le site officiel et tu verras apparaitre, comme d'ailleurs sur toutes les affiches promotionnelles, les programmes vendus en salle etc, etc..... la liste des SPONSORS privés qui financent le spectacle : Disney, TF1 etc, etc.....

Si çà, c'est pas du sponsor comme pour le foot, c'est quoi ??????
Et çà, c'est la politique culturelle et artistique encouragée actuellement par l'Etat !
Et si tu regardes bien en prenant le métro les affiches de spectacles, tu verras que de plus en plus, on trouve au bas des affiches les logos des divers sponsors qui financent les dits spectacles.....
Il y a quelques années, afficher le nom d'un sponsor était assez mal vu par la profession..... Aujourd'hui, c'est de plus en plus monnaie courante simplement parce que l'Etat se désengage de l'Art volontairement et qu'il n'a aucune politique culturelle intelligente à proposer !!!!

Maintenant, il ne s'agit pas de crier au loup et de refuser tout argent privé dans la création mais il faut être attentif et surtout faire attention à ce que ce désengagement de l'Etat ne mêne pas à des spectacles à la Star Académy uniquement !!!! Et que le théâtre puisse garder ses lettres de noblesse et ne tombe pas dans un exhibitionnisme de pacotille qui fasse "bling bling" en permanence !!!!!

C'est de çà dont il s'agit !
Et ce n'est pas une question d'ouverture d'esprit.....
Ne pas être d'accord avec quelqu'un sur ce sujet n'est pas une question d'ouverture d'esprit, c'est une question de réflexion politique sur un sujet sensible qui est l'Art et qui demande une vraie implication que n'a pas malheureusement notre cher président fan de Johnny et de Bigard !!!! Rolling Eyes
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cybele
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MessageSujet: Re: La très mauvaise blague du 1er avril 2008   Jeu 21 Fév - 17:14

Citation :
Mais C'EST CE DONT IL S'AGIT, Cybèle !!!! ..... Un exemple parmi tant d'autres mais hyper médiatisé sur Paris en ce moment: Le Roi Lion.....
la liste des SPONSORS privés qui financent le spectacle : Disney, TF1 etc, etc.....

Si çà, c'est pas du sponsor comme pour le foot, c'est quoi ??????
Je vais paraître insistante, mais NON, ce n'est pas du sponsor comme pour le foot, même dans le cas du Roi Lion (toute consideration créative mise à part), pour la bonne et simple raison qu'à aucun moment sur scène n'apparaissent les "couleurs" de ces dites sociétés, ni dans les éléménts du décor ni sur les costumes contrairement au milieu sportif où sur le terrain il y a les enseignes (foot, tennis...) sur les maillots (foot toujours, tour de france etc..) et bien évidement sur les billets.
Alors genant qu'il y ait le logo de TF1, Disney (qui soit dit en passant font de la production et/ou co-production de spectacle...) ou autre sur les affiches et la billeterie ? Qu'en est-il de ceux de la Mairie de Paris ou du Conseil Régionnal X ou Y ?
Citation :
Et çà, c'est la politique culturelle et artistique encouragée actuellement par l'Etat !
N'ayant pas de tradition de "sponsoring", ou si peu (entendre partenaires financiers non étatiques) dans le spectacle, où est le mal, dans l'absolu, à encourager en ce sens, des investissements pour des créations de moindre envergure que les Stage and co ? A nous de definir un cadre dans lequel s'inscrira ce partenariat, sans qu'il "bouffe" la création et que cette derniere devienne un encart publicitaire!
Je pense que lorsque l'on est entrepreneur de spectacle, on a conscience de la réalité économique de la gestion d'une entreprise de spectacle (et pas seulement du resultat final qu'est la représentation), des charges que cela implique (charges patronnales, d'exploitation), qu'il faut trouver le moyen de les honorer, que pour faire rentrer de l'argent il faut souvent un investissement au préalable et le cas échéant et bien c'est cessation de paiement, tous le monde dehors et au revoir (comme pour n'importe quelle entreprise d'ailleurs)...
Citation :
c'est une question de réflexion politique sur un sujet sensible qui est l'Art
C'est peut être de là que vient notre différence de point de vue... pour moi c'est surtout une réflexion d'ordre économique sur un sujet sensible qui est l'Art. Quand bien même NS serait le meilleur président de la terre, je ne crois pas qu'il passerait des nuit blanches à plancher sur la culture et le spectacle, sachant que lui ou un autre ne sont que des entités dans un paysage économique liberale quasi mondial, que le train était déjà en marche vitesse tgv, et qu'il touche tous les secteurs d'activité dès lors qu'on cherche un minimum de rentabilité.
Donc on fait en sorte de se maintenir dans la course ou non, mais ensuite faut pas manifester parce que notre immobilisme à eu raison de notre quotidien (créatif, économique cad manger boire et dormir graçe à l'exercice de notre profession).
Après que NS soit féru d'Art ou de lui même, sincèrement je m'en fiche car ce n'est pas sur lui que je compte pour me nourrir mais sur MA capacité à me bouger LE popotin afin d'aller au but que je me suis fixé. Comme on dit, "aide toi, le ciel t'aidera", et il m'importe peu que je sois obligée de mettre sur mon futur site "Marché Dreyfus" si cela peu me permettre de faire de plus beaux costumes parce que j'aurais négocié des avantages commerciaux.
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livia
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MessageSujet: Re: La très mauvaise blague du 1er avril 2008   Ven 22 Fév - 3:16

Citation :
Je vais paraître insistante, mais NON, ce n'est pas du sponsor comme pour le foot, même dans le cas du Roi Lion (toute consideration créative mise à part), pour la bonne et simple raison qu'à aucun moment sur scène n'apparaissent les "couleurs" de ces dites sociétés, ni dans les éléménts du décor ni sur les costumes contrairement au milieu sportif où sur le terrain il y a les enseignes (foot, tennis...) sur les maillots (foot toujours, tour de france etc..) et bien évidement sur les billets.
Alors genant qu'il y ait le logo de TF1, Disney (qui soit dit en passant font de la production et/ou co-production de spectacle...) ou autre sur les affiches et la billeterie ? Qu'en est-il de ceux de la Mairie de Paris ou du Conseil Régionnal X ou Y ?

Quand on ne veut pas comprendre, on ne veut pas comprendre !!!! Rolling Eyes

Quand les logos de TF1 apparaissent sur les affiches, les programmes, la billetterie..... Qu'ils sont placardés en énorme dans le hall d'entrée du théâtre..... Que ses caméramen sont les seuls autoriser à filmer le jour de la 1ère accompagnés de toutes les "vedettes" de la télé réalité (Loana, Vincent Macdoom etc.....), tu appelles çà comment ??????

Ca s'appelle: du SPONSORING allié à un énorme marketing !!!!!! quoique tu en penses !!!!!

Et la différence entre La Mairie de Paris et TF1, c'est que c'est bien Le Lay et non Delanoé qui a dit que les émissions qu'il programmait sur sa chaine ne servaient qu'à laisser de l'espace mental libre pour la publicité !!!!! C'est assez clair, non ?

La différence entre public et privé, c'est juste que quand Sarkosy appelle le PDG de Paris Match pour lui dire qu'il n'est pas content d'un article paru sur lui, et bien dans le privé, on s'exécute et on vire manu militari le responsable éditorial alors que dans le public ça ne peut pas se passer comme çà !!!!

L'argent privé ne te donne aucune sécurité de liberté d'expression.....
L'argent public si parce que c'est l'argent des contribuables et que chacun d'entre nous a un droit de regard sur l'utilisation de cet argent !!!

Après, si tu ne veux pas comprendre, je ne vais pas y passer mille ans.....
C'est une réalité, c'est tout et ce n'est pas moi qui l'ai inventé !!!!

Citation :
C'est peut être de là que vient notre différence de point de vue... pour moi c'est surtout une réflexion d'ordre économique sur un sujet sensible qui est l'Art.

Entièrement d'accord avec toi, c'est toute la différence entre une politique de droite et de gauche !!!!
Moi, je suis de gauche, comme tu le sais !!!!!

Citation :
Comme on dit, "aide toi, le ciel t'aidera"
Et je ne suis pas catho...... Chacun son truc......

Moi, j'estime que je paie suffisamment d'impôts pour que l'Etat soutienne la créativité par le biais des assédics ou autre.....C'est un droit pour lequel nombre de nos prédecesseurs se sont battus et pour lequel je me battrai aussi !!!!!
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livia
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MessageSujet: Re: La très mauvaise blague du 1er avril 2008   Ven 22 Fév - 10:50

Tiens, voilà ce que je viens de trouver ce matin, l'avis d' un spécialiste de la question (et ce coup là, ce n'est pas moi qui le dit !!!):

"Sarkozy nous conduit à la "catastrophe culturelle"
Par Antoine de Baecque (Historien) 10H56 06/02/2008
Antoine de Baecque poursuit son exploration de la "panne culturelle" de la France sous Nicolas Sarkozy.

Régulièrement, la culture française entre en crise, se replace au centre des discussions, des polémiques, du débat d’opinion, et encourage les réflexions, propositions et contre-propositions. La politique culturelle se fait alors genre éditorial et gagne ses galons de sujet crucial pour cénacles du verbe. Il ne se passe guère de semaine qui ne voit paraître un article, un texte, un appel, une pétition, même un livre, ayant pour objet les politiques culturelles, ce qu’elles furent et ne parviennent plus à être, ce qu’elles sont et ce qu’elles devraient être.

Deux grandes idées structurent généralement ces critiques et ces rêves. La démocratisation de la culture, d’une part, qui devrait autoriser l’accès de tous aux choses de l’esprit; la valeur absolue de la création, d’autre part, puisqu’il s’agit là, sans doute, de la forme majeure de l’héroïsme contemporain, d’une "religion moderne". La crise vire en général assez rapidement à la grande messe culturelle, célébrée en France avec une emphase certaine: on oublie la crise initiale, celle qui a tout déclenché, pour mieux réaffirmer périodiquement, haut et fort, que la culture est comme le lien suprême de la nation, ce qui ferait tenir ensemble des citoyens divisés, des minorités multiples et complexes, des traditions largement contradictoires, et cela depuis des décennies, voire des siècles.

Tous les citoyens, ici, pourraient se reconnaître en une idée maîtresse: la France est la patrie de la culture; être Français, c’est partager la conviction que la culture nous rend meilleur. En un mot, la culture provoque débat en France car elle est ici considérée comme l’enjeu majeur d’une politique possible, et même obligée.

Or, il semble désormais en aller tout autrement en ces temps nouveaux du sarkozysme. Certes, la politique culturelle est toujours en crise. Mais ce n’est plus pour mieux réaffirmer sa nécessité et tenter de trouver une autre manière de la pratiquer, d’autres domaines sur lesquels placer la priorité des investissements et des attentions de la politique d’intervention de l’Etat. Aujourd’hui la crise traduit une autre réalité: elle révèle surtout que la politique culturelle est en train d’être sacrifiée au nom d’autres valeurs, au nom d’autres priorités. Celles-ci s’appellent: obligation de résultat, rentabilité, performance économique.

Début janvier, le gouvernement a rendu public un projet de notation trimestrielle des ministères et de leur titulaire qui, dans le cas du ministre de la culture, serait absolument suicidaire: seize critères qui vont de l’évolution de la fréquentation des musées à la part de marché des films français sur le territoire national, ou au nombre de fichiers audio ou vidéo piratés.

Si un ministre de la culture voulait être “performant” dans ce cadre-là, ce serait un appel permanent à la démagogie et au pouvoir de la mode, du prime time, du best-seller et du film qui marche. C’est-à-dire une révision complète des priorités de la politique culturelle telle qu’elle existe en France depuis plus d’un demi-siècle: prix unique du livre, subventions aux théâtres publics où l’on ne joue pas précisément la dernière pièce à succès d’un boulevardier en vogue, avances sur recettes prioritairement données à des films sélectionnés sur des critères de "qualité" et non de rentabilité forcenée, etc.

L’autre projet sarkozyen de l’action publique, l’un des plus importants du quinquennat, va lui aussi dans le sens de la performance et de ses effets pervers concernant toute politique culturelle. Il s’agit de la RGPP, la "révision générale des politiques publiques", annoncé par le Premier ministre en juillet dernier et piloté conjointement par l’Elysée et Matignon. Cette politique vise au retour à l’équilibre des finances publiques à l’horizon 2010-2012, à l’amélioration de la performance de la dépense publique et à une réduction conséquente du nombre des fonctionnaires.

De fait, il s’agit d’imposer une autre "culture", celle du résultat, au cœur de la politique publique, projet inspiré par le modèle de l’entreprise libérale et de son efficacité économique, qui est, on le sait, au centre des références et de la philosophie du discours de Nicolas Sarkozy. Concernant la culture, cette mutation est lourde de conséquences. On peut même prévoir non seulement une panne culturelle mais plus encore une "catastrophe culturelle" d’ici à quelques années de ce régime-là.

Il s’agit d’une mutation d’importance, qui va bouleverser la vie culturelle française. La culture et sa politique publique ont toujours été préservées sous la droite de gouvernement, et même longtemps initiées par cette droite: la création du ministère est une volonté purement gaullienne, en février 1959, sous les auspices de l’"ami génial", André Malraux, cela au nom de la grandeur culturelle du pays, qu’il fallait préserver, encourager, puisqu’il s’agissait d’un des "domaines réservés" du souverain en France, cela depuis l’Ancien Régime et les rois de France.

Le souverain en France, qu’il règne sur une monarchie, dirige un empire ou préside une république, a toujours été le protecteur des arts et le diffuseur de la culture nationale, faisant de toute politique culturelle une affaire personnelle. Il nous paraissait naturel, dans le pays de l’Etat nation, que la puissance publique soit à la fois une providence et un mécène. Etat providence et Etat mécène sont les deux figures d’une même face, celle d’un Etat qui serait depuis toujours l’instituteur de la culture, son régent, son intendant et son dispensateur.

La politique culturelle est en France un devoir d’Etat, une de ses raisons d’être, au même titre que l’éducation, la défense du pays, la diplomatie, ou le droit de battre monnaie. Tout cela jusqu’à Jacques Chirac compris, qui, malgré l’impéritie grandissante et l’incapacité paralysante, s’accrochait à quelques grands projets culturels, dont le Musée du quai Branly fut, de fait, le seul à voir le jour. Mais du moins cette croyance protégeait-elle l’idée même d’une politique culturelle contre l’obligation de résultat et l’exigence de performance (selon les critères de l’économie libérale).

Avec Nicolas Sarkozy, nous entrons dans une autre ère, il faut le savoir. D’ailleurs, aucun grand "projet culturel" n’a été annoncé (alors que celles-ci n’ont pas manqué), mis à part un très aléatoire et nébuleux "jardin des sculptures" sur le site de Billancourt. Cela est logique, puisque la culture comme aspiration commune, comme service public, comme "élévation des âmes" et révélation de soi, le nouveau président n’en a rien à fiche.

La culture ne fait plus trembler sa voix, et la politique culturelle lui paraît surtout l’occasion de dilapider l’argent des contribuables. Sur ce point, il faut se faire une raison: Sarkozy sera impitoyable, cynique, efficace. Sa seule culture est celle du résultat: il préférera toujours un film qui marche à un beau film, un livre qui se vend à un bon roman. Cela ne veut pas dire qu’il fera en sorte que les films qui marchent soient beaux ou que les romans lus soient bons, mais bien davantage qu’il est persuadé qu’est beau le film qui marche et qu’est bon le roman à succès, quels qu’ils soient. C’est le critère de rentabilité qui devient ici prioritaire, non celui de la qualité.

Et c’est ainsi que, tout comme la politique d’éducation ou de santé publique, la politique culturelle à la française ne résistera pas longtemps au rouleau compresseur des chiffres, de la statistique, et de ces notations qui s’annoncent.

? Antoine de Baecque publie le 26 février: "Crises dans la culture française. Anatomie d’un échec", aux éditions Bay"
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MessageSujet: Re: La très mauvaise blague du 1er avril 2008   Sam 23 Fév - 12:19

même si le terme "financement privé" inclus aussi le mécénat
il reste que c'est prendre le risque d'être tenu à des exigences de rentabilité au détriment de la création et de la qualité artistique

quand on voit les problèmes que rencontrent les réalisateurs, même ceux de renom international, avec les boite de production hollywoodienne, qui leur impose des choix d'acteur et y compris se permettent de modifier la fin d'un scénario, ça fait réfléchir.

si les teri gilliams et autres n'ont pas le poids suffisant pour s'opposer aux décisions financières de leur financier, j'imagine ce qu'il va en être des des petites compagnies.

et même si ce n'est pas systématique, c'est un risque que je ne suis pas prête à prendre.

et au-delà de l'art, il est important qu'on se rende compte que l'Etat est en train de se désengager de la fonction publique, qui d'ailleurs est condamnée par l'Europe a disparaître.

pour en revenir au spectacle, la fin des subventions publiques c'est aussi l'augmentation des entrées et donc l'impossibilité pour certaine personne d'avoir accès à la culture. c'est ce qui s'est passé à Marseille avec un des Théâtres qui a perdu ses subventions et qui s'est vu obligé d'augmenter le prix des places. total on lui reprocher de pas être assez populaires, maintenant il l'est plus du tout.
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MessageSujet: Re: La très mauvaise blague du 1er avril 2008   Mar 26 Fév - 17:32

Bonjour,

Pour répondre a la question du numero d'objet initialement prevu pour le 1er avril 2008 : rien ne sera mis en place avant la fin de l'annee, voir plus.

je suis employeur dans le spectacle vivant, et je tiens l'info des caisses Assedic et de l'inspection du travail.

Nous sommes donc traquilles pour quelques temps encore...

En revanche, cela va forcement tomber à un moment ou à un autre : ils en parlent depuis un an dejà...
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MessageSujet: Re: La très mauvaise blague du 1er avril 2008   Mer 27 Fév - 17:57

Citation :
Bonjour,

Pour répondre a la question du numero d'objet initialement prevu pour le 1er avril 2008 : rien ne sera mis en place avant la fin de l'annee, voir plus.

je suis employeur dans le spectacle vivant, et je tiens l'info des caisses Assedic et de l'inspection du travail.

Nous sommes donc traquilles pour quelques temps encore...

En revanche, cela va forcement tomber à un moment ou à un autre : ils en parlent depuis un an dejà...

C'est que je venais vous dire aussi. Nous en avons parlé hier soir avec des amis et effectivement pour le moment, ce n'est pas au programme. En revanche, vous avez suivi l'histoire des congés spectacles ?? scratch
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MessageSujet: Re: La très mauvaise blague du 1er avril 2008   Mer 27 Fév - 20:57

Quelle histoire....?
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MessageSujet: Re: La très mauvaise blague du 1er avril 2008   Jeu 28 Fév - 21:57

pour l'histoire des congés spectacles c'est là :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2008/02/02/comment-les-intermittents-du-spectacle-ont-ete-leses-par-leur-caisse-professionnelle_1006696_3246.html

Il est vrais que cette histoire de nN° d'objet est une tracasserie, le guso a dors et déjà déclaré qu'il ne sera pas près à le mettre en place pour le 1er avril...

Les bon renseignements sont à prendre auprès des syndicats ; il y a trop d'erreurs sur le sujet dans les articles, topics et autres annonces à ce sujet
sur le web. POUR CEUX QUE ÇA INTERRESSE, JE SERAI DEMAIN SOUS LA BANDEROLE de MON SYNDICAT JUSTEMENT (SDAMP-CGT)

On pourra toujours discuter de ce foutu N° d'objet...

15h Palais Royal
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MessageSujet: Re: La très mauvaise blague du 1er avril 2008   Ven 29 Fév - 17:53

Merci Djzine pour le lien ! Wink
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MessageSujet: Re: La très mauvaise blague du 1er avril 2008   

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La très mauvaise blague du 1er avril 2008
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